Jardins Verticaux

Le concept  
Des lieux en souffrance

La plupart des grandes villes modernes, et tout particulièrement Bruxelles, souffrent aujour-d’hui d’une dégradation de l’espace public : entre deux maisons ou à côté d’un vaste édifice, il arrive trop souvent qu’une portion de terrain reste à l’abandon des années durant. Ce désintérêt génère le vandalisme et l’insécurité. Les carrefours et les coins de rues sont les lieux les plus touchés par ce phénomène des espaces résiduels qu’il est devenu indispen-sable d’enrayer.

Après plusieurs décennies de domination exclusive par l’automobile, le besoin de reconstruire le tissu urbain se fait particulièrement sentir. Dans le centre de nos villes, le piéton doit pouvoir retrouver ses marques. La sensibilité actuelle aux questions d’environnement fait de la réintroduction du végétal une autre priorité évidente.

Ces diverses considérations sont à l’origine du projet des jardins verticaux.


Le problème des coins

Le coin est la rencontre brutale de deux rangées de maisons venant en sens inverse. Lorsque l'urbaniste et l'architecte n'ont pas été assez attentifs, c'est l'accident, le trou.

Souvent, les publicitaires profitent de l'aubaine pour étaler leurs slogans sur les ruines, contribuant à la désintégration de l'espace public.

Pour l'architecte, le coin concentre toutes les difficultés. Il doit y concevoir un édifice qui n'aura ni façade arrière, ni jardin, et dont toutes les fenêtres donnent sur le carrefour. Aucun des grands principes de la construction mitoyenne ne peut être appliqué. Et les toitures d'angle doivent réunir par leurs corniches deux rues différentes.

Cette situation particulière a par contre l'avantage d’offrir une perspective dégagée et une façade à large développement. Pour le regard, le coin revêt une importance considérable: c'est la pierre angulaire de l'édifice urbain. Autant il peut destructurer l’espace quand il est laissé à l’abandon, autant il peut le recomposer pour peu qu’une intervention précise tienne compte de tous les éléments environnants.

Si le terrain a une superficie suffisante, c'est évidemment un projet immobilier qui sera le plus adéquat, mais bien souvent la surface laissée pour compte présente des dimensions qui lui interdisent ce type d'intervention.


Une réponse végétale

C'est l'élément végétal qui convient alors le mieux à la redéfinition de ces lieux difficiles.

D'abord, parce que le végétal est toujours trop peu présent dans nos villes, car les jardins privés sont généralement situés à l'intérieur des îlots, et donc invisibles depuis la rue.

Ensuite, parce que le végétal, par sa légèreté et son caractère organique, peut mettre en valeur les constructions environnantes et apporter une bouffée d’air frais dans un environnement saturé de signes.

Mais dans le cas des espaces résiduels, un simple traitement au niveau du sol ne peut suffire. La surface est trop réduite et les murs, souvent noirâtres ou lépreux, sont trop présents pour que l’espace vert puisse mériter son nom.


Le concept du jardin vertical.

Le projet des jardins verticaux est de compenser la petitesse de la surface au sol par un grand développement vertical.

Ces lieux ne seront accessibles que par le regard. Ils seront établis sur des socles élevés, derrière des grilles ou un plan d'eau, afin d'en empêcher l'accès et de préserver les plantations.

Chaque jardin sera étudié en fonction de la spécificité des lieux ; il sera développé chaque fois sur un concept différent, créant une série de surprises à travers la ville.

Le jardin vertical est un moyen de cicatrisation des blessures infligées au tissu urbain, il peut être conçu comme une solution temporaire dans l'attente d'un projet immobilier ou comme une solution définitive.

Par son aspect poétique, il apporte un contre-point bien nécessaire au développement pu-rement technique et rationnel de la ville. Cherchant ses références dans les concep-tions urbanistiques des siècles passés, il permet de redonner une structure à des lieux qui en manquent cruellement.

De par sa nature végétale, le jardin vertical apporte dans la ville un élément écologique fondamental. Accompagné de sa faune, il contribue par sa biodiversité à propager la vie.


Un cheminement

Les quinze jardins verticaux proposés ici pourraient constituer autant d’étapes dans un parcours à travers le centre de la ville et l’ancienne voie royale.

Ces lieux, qui constituent aujourd’hui autant de chancres urbains, deviendraient alors des étapes privilégiées pour le promeneur, redon-nant un sens à la flânerie et contribuant à une redécouverte de la ville.

 

 

 
Jardins Verticaux :
Le concept
Avenue de la Reine
Place des barricades
Rue Montagne de la Cour
Rue des Ursulines
Rue de la Chapelle
Boulevard de l'Empereur

Rue D'accolay

Rue des Alexiens
Place du jardin aux fleurs
Rue du Vieux Marché aux grains
La Tour Noire
Rue fossé aux loups
Rue de la Blanchisserie
Boulevard du Jardin Botanique
Tour des finances

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
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