C’est tout naturellement vers mes recherches sur les habitarbres
que je me suis tourné quand j’ai voulu construire
un petit atelier d’architecture dans le jardin de la maison
Orejona, située dans une forêt de la périphérie
bruxelloise.
Ce petit édicule a été réalisé
en autoconstruction autour d’un arbre central, entouré
par un escalier hélicoïdal.
Chacune des fenêtres est composée à l’image
de l’espace visible depuis l’intérieur de l’arbre
entre les branches vers le ciel.
Leurs formes organiques sont influencées directement par
l’environnement le plus proche et ceci suivant chacune des
vues différentes qu’elles cadrent.
Les deux branches au milieu de la fenêtre, qui tendent l’une
vers l’autre sans se toucher, servent de support à
un prisme de verre qui décompose la lumière en taches
arc-en-ciel sur les tables à dessin, provoquant un jeu
de lumière aléatoire propice aux découvertes
de toutes sortes.
La fenêtre prismatique, placée dans la porte d’entrée,
permet d’y introduire sa tête pour observer les alentours
; elle reproduit la forme de la toiture à 7 côtés.
L’ouverture de la porte d’entrée fonctionne
par un système à secret qui se commande depuis la
branche d’un arbre voisin. Pénétrer dans un
tel espace avec un trousseau de clef aurait immanquablement brisé
la magie du lieu.